Le blues de l'hiver - Ann Ary

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Le blues de l'hiver

Le blues de l'hiver - Ann Ary

L’hiver approchait et je n’avais plus rien à me mettre. Ma garde-robe me semblait aussi triste que les jours froids de novembre qui passaient, tous pareils les uns aux autres. Mon moral n’était pas au mieux, car j’avais eu des nouvelles de quelques amies dont la santé n’était pas bonne. Je partis donc en ville pour trouver dans quelques boutiques de nouveaux vêtements. Juste avant de partir, un message s’afficha sur mon téléphone : ma mère m’informait qu’elle avait trouvé une salle de reception Montreal pour l’anniversaire de mon père. J’étais ravie. Je partis donc avec l’esprit plus léger et je m’arrêtais dans la première boutique qui vendait des chaussures. Des bottes à hauts talons, noires, attirèrent tout de suite mon regard. Elles étaient compensées, ce que je préférais. En daim noir, une petite boucle en argent vieilli marquait l’arrêt d’une ceinture qui passait autour de la botte, l’enserrant. Ce détail était le petit plus qui me fit choisir ce modèle.

Je pénétrais dans la boutique : de belles bottines d’un beige clair doux étaient posées sur une étagère. Je m’empressais de les essayer. Je me voyais parfaitement avec ces bottines aux pieds, car elles iraient avec une robe en feutre de laine que j’adore et que je porte avec une veste beige en coton gratté ; je n’étais jamais parvenue, jusqu’à maintenant, à trouver les chaussures qui iraient avec cette tenue. Les bottes que j’avais vues dans la boutique m’allaient, elles aussi. Je repartis avec deux nouvelles paires de chaussures de ce magasin que je m’empressais d’inscrire sur mon carnet d’adresses. Je pourrais y retourner plus facilement si je gardais les informations nécessaires pour le trouver. Je suivis ensuite mon instinct de femme, qui me guida vers un regroupement de boutiques de vêtements tout à fait dans mon style.

Je pris un ensemble pour aller travailler, un tailleur en laine à carreaux rose et crème. Je l’assortirais avec des bottes en chèvre, coquille d’œuf, et un sac en cuir de la même nuance. Une combinaison à manches trois-quarts avait des motifs anthracite et gris clair qui me plurent beaucoup. Une robe émeraude m’allait à merveille et je ne pus m’empêcher de l’acheter. Une robe à forme de débardeur, d’un très joli gris tourterelle, fut le dernier achat que j’effectuais dans cette boutique. Les vendeuses me connaissaient bien et elles m’emballèrent soigneusement les vêtements. Je repartis chez moi le moral bien plus haut que lors de mon départ.