Avant de partir en vacances... - Ann Ary

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Avant de partir en vacances...

Avant de partir en vacances... - Ann Ary

J’avais eu fait de nombreuses réparations sur ma voiture. Mon garagiste m’avait successivement changé mes plaquettes de frein, il avait commandé mes pneus, et me les avait installés, remis du produit pour laver les vitres, et il l’avait vidangée. Elle roulait bien, à présent, et je pouvais la prendre pour partir en vacances en toute confiance. J’avais proposé à ma sœur et à mon beau-frère de m’accompagner. Nous avions loué une maison située près de la montagne. Ils voulaient donc que je passes les chercher après le traitement de Juvederm de ma soeur.

La veille, je bouclais mes valises et je débranchais le frigo après l’avoir vidé, je rangeais les placards, je nettoyais la poussière qui s’était déposée un peu partout sur mes meubles, je passais la serpillière et je finis, satisfaite ; j’avais prévu de sortir au restaurant pour retrouver quelques amis avant de partir. Je me préparais en vitesse, car le temps était passé plus vite que je ne l’aurais cru. Au moment de mettre mes chaussures, la boucle se cassa. Pas de chance, une veille de départ en vacances, et je comptais les mettre pendant mon séjour, impossible maintenant. Je sortis du fond de mon placard une autre paire, que je mettais rarement. Les talons de dix centimètres sont compensés, ce qui donne un plus grand confort, mais, pour conduire, c’est quand même très haut. Vu comment je m’étais habillée, je n’avais pas le choix.

Je me positionnais avec de grandes difficultés au volant de mon véhicule. Je roulais doucement, mes talons amortissant mes sensations habituelles. Déroutée, je freinais trop fort avant de me garer. Le conducteur de derrière me rentra dedans. Catastrophe, alors que j’allais partir demain. Je sortis en trombe pour constater les dégâts que j’avais causés. Au même moment, l’homme qui conduisait sortit lui aussi. Nous vîmes tous deux que rien n’était abîmé : sa voiture était solide, la tôle ne s’était même pas froissée. Son pare-choc avant avait bien servi. Par contre, j’avais une grosse bosse d’un côté, et le bas de ma caisse frottait contre mes roues. J’étais désespérée, et cela se voyait. L’homme se confondit en excuses. Je lui expliquais que la faute m’incombait. Il ne voulut rien entendre, car, pour lui, cet accident était la conséquence de son inattention, car il téléphonait quand c’était arrivé. Il me proposa de me prêter un véhicule pendant mes vacances. Le lendemain, je partis au volant d’une grosse cylindrée très confortable avec laquelle nous avons fait rapidement le trajet. J’avais réussi à avoir de la chance dans mon malheur, finalement.